Surpoids et obésité de l'adulte : définition, fréquence, causes et risques
En 2020 (Résultats d'une étude coordonnée par des chercheurs de l’Inserm et du CHU de Montpellier) :
le surpoids concerne toujours 47 % des français adultes. Les hommes sont plus souvent en surpoids que les femmes (36,9 % contre 23,9 %) ;
17 % seraient obèses : 17,4 % d’obèses chez les femmes contre 16,7 % chez les hommes.
Prise de poids : un déséquilibre entre apports et dépenses d’énergie
Lorsque les apports alimentaires et les dépenses de l’organisme sont équilibrés, le poids est stable chez un adulte. Mais, quand l'énergie apportée est supérieure à celle dépensée pendant une longue période, une prise de poids apparaît progressivement. Cette situation a lieu si :
les apports caloriques sont excessifs (alimentation grasse, sucrée, pauvre en fibres, prise de boissons sucrées, portions de grande taille, consommation d’alcool, etc.) ;
les dépenses énergétiques quotidiennes sont insuffisantes (inactivité physique et/ou manque d'activité physique et sédentarité devant la télévision, les jeux vidéo, déplacements en voiture, métiers de bureau, etc.)
Dans ces conditions, le corps développe sa masse grasse (ou tissu adipeux). Celle-ci est constituée de cellules (appelées adipocytes) plus ou moins remplies de graisses. Ce tissu représente en moyenne 32 % du poids du corps chez la femme et 16 % chez l’homme. La masse maigre, quant à elle, représente le poids des muscles, des organes et des viscères.
Face à un déséquilibre de la balance énergétique, l’évolution suit deux phases :
le poids augmente (phase dynamique). Les adipocytes se remplissent de graisse et le surpoids apparaît ;
le poids reste élevé (phase statique). Les adipocytes se multiplient, ce qui amplifie la capacité de stockage de graisse de l’organisme et crée les conditions d’une prise de poids supplémentaire.
Facteurs psychologiques et rythme de vie en cause dans le surpoids
La prise de poids est aussi favorisée par :
des troubles du comportement alimentaire : grignotage, boulimie hyperphagique, consommation compulsive en cas de stress ou de grande détresse (notamment d’aliments réconfortants très caloriques), etc. ;
des troubles anxieux ou dépressifs, périodes de difficulté psychologique ou sociale (difficultés professionnelle, économique, familiale, etc.) ;
une diminution du temps de sommeil ;
un arrêt du tabac non accompagné de mesures adaptées ;
une consommation d’alcool excessive.
Contexte génétique, périodes critiques de la vie ou maladies favorisant la prise de poids
Des facteurs génétiques interviennent parfois dans le développement de l’obésité. Ainsi, les enfants de parents obèses ont un risque plus important de développer un surpoids.
Certaines maladies génétiques rares peuvent également s’accompagner d’une obésité.
Indépendamment, un surpoids ou une obésité dans l’enfance peut augmenter le risque de développer une obésité à l’âge adulte.
La grossesse et la ménopause sont également des périodes de la vie propices à la prise de poids.
Enfin, des maladies (comme l'hypothyroïdie), ou la prise de certains médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, antiépileptiques, antidiabétiques, etc.) favorisent le surpoids et l’obésité.

